Tous les mercredis soirs et les samedis, Maxuel vous fait découvrir la Capoeira, sport brésilien qui mélange la lutte, la danse, la musique, le chant, l’acrobatie...Et la bonne humeur !
Autour du XVIème siècle, une quantité massive d’esclaves est amenée au Brésil depuis tous les pays colonisés par les portugais comme l’Angola, le Congo, la Guinée, etc. Ils arrivaient dans les « navires négriers » pour cultiver la canne à sucre.
Les premières manifestations de la Capoeira se produisent dans les « Senzalas », lieux où vivaient les esclaves, pour assouvir leur soif de liberté. Les esclaves commencèrent par déguiser la lutte avec des danses, pour que leurs maitres ne la leur interdise pas. Une des légendes affirment qu’ils mélangeaient les mouvements observés chez les animaux avec la malice qu’ils voyaient chez les blancs. Mettant en pratique cette forme de lutte, les esclaves provoquèrent de nombreuses révoltes lors desquelles ils tentaient de s’échapper. Lorsque c’était un succès, ils s’organisaient en « Quilombos », des communautés d’esclaves fugitifs situées dans des lieux d’accès difficile dans lesquels ils continuaient à pratiquer la Capoeira. La plus connue des « Quilombo » est celle de Palmarès, dont le plus grand chef fut Zumbi, guerrier invincible qui se défendaient avec la Capoeira.
De 1890 à 1937, la pratique de la Capoeira fut considérée comme un crime, inscrit dans le Code pénal. La simple pratique d’un mouvement de Capoeira dans la rue pouvait résulter en 3 mois de prison. Pour lutter contre cette image négative de la Capoeira, inspiré aussi par l’irruption des arts martiaux asiatiques sur la scène mondiale, Manoel Dos Reis Machado-Mestre Bimba-créa la Capoeira régionale. Il tentait de créer une ambiance plus sportive, en enlevant à la Capoeira la malice qui la caractérisait. En 1953 le gouvernement de l’époque libéralisa la Capoeira, après avoir assisté à une démonstration au palais lors de laquelle le Président Getulio Vargas la qualifia de « seul sport réellement brésilien ». De cette façon, comme toutes les autres manifestations culturelles afro-brésiliennes, la Capoeira sort de la marginalization et suit deux chemins différents :
- La Capoeira Angola, plus ancienne, plus malicieuse, dont le principal représentant fut Mestre Pastinha.
- La Capoeira Régionale, plus sportive et festive, plus acrobatique, dont le créateur fut Mestre BIMBA. La Capoeira enseignée par le groupe Capoeira Sul da Bahia est une Capoeira contemporaine se rapprochant plus la lignée de Mestre Bimba. Ce n’est pas un sport de contact.
Aujourd’hui la Capoira est devenue un des emblèmes du Brésil, mais surtout un sport et manifestation culturelle avec ses propres instruments et musique qui a conquis des adeptes dans tous les pays du monde, sans distinction d’âge ou de sexe, pour ses bienfaits physiques, sa convivialité, et la dimension d’échange culturel qu’elle apporte. Par les valeurs de tolérance et de respect (racial, culturel, de genre, inter-générationnel même) que la Capoeira transmet, elle représente un apport indiscutable à l’intégration des jeunes dans notre société.
L’objectif fondamental du Groupe Capoeira Sul da Bahia est de faire un apport à la communauté en formant l’intégrité physique et mentale de chacun. Nous voulons donner à nos élèves le goût du sport, en leur apprenant les concepts d’harmonie et d’unité développés dans notre art de la Capoeira au travers d’éléments d’autodéfense, d’acrobatie et de discipline.
Notre Association appartient au groupe Capoeira Sul de Bahia basée au Brésil, avec des branches en France, au Chili, au Québec, au Pérou, en Autriche, en Italie, en Allemagne, en Argentine, Israël, au Portugal, et aux États-Unis. Son grand nombre d’esclaves et de professeurs de qualité garantissent la convivialité et l’apport bénéfique de la pratique de ce sport. Hommes et femmes de tous les âges sont la bienvenue !
La Capoeira





Nombres de cours / semaine : 3
Professeurs :
Maxuel
Adeline
Livres / DVD
Tenue :
Souple
Matériel :
Tapis fournis ou tapis de yoga